Dans mon univers de science-fiction, le breton est la langue interdite de la résistance. Je cherche quelqu’un pour l’écrire.

Il n’y a pas un mot de breton sur cette page, et c’est volontaire

Vous êtes brittophone, vous arrivez ici, et vous lisez du français. Ce n’est pas de la négligence.

Je ne parle pas breton. Je pourrais faire traduire cette page par une machine en quinze secondes, et vous le verriez en trois lignes — parce que vous, vous savez. Envoyer du breton bricolé à des brittophones pour leur demander de l’aide en breton serait la façon la plus sûre de ne mériter aucune réponse.

Alors la page reste en français, et le premier mot de breton qui entrera dans cet univers sera écrit par quelqu’un qui le parle.

Ce que c’est

Je construis seul, depuis Scaër, un univers de science-fiction appelé Robotariis. J’y travaille depuis six ans.

Une administration toute-puissante y règne : la Rectitude. Elle impose une langue unique, une norme, un calendrier, et efface patiemment tout le reste. Ceux qui refusent — les Renégats — parlent des langues clandestines, dans des messages qui ne devraient pas circuler.

Je voudrais que le breton soit l’une d’elles.

⚠️ Pas un gadget. Pas trois mots de couleur locale dans un décor. La vraie voix des Renégats : leurs communiqués, leurs avis de recherche, les intrusions qu’ils font sur les fréquences officielles. Ce que le projet publie tout seul, chaque jour, sur les réseaux et à la radio.

Pourquoi le breton, et pas une langue inventée

Parce qu’une langue inventée ne résiste à rien.

Dans cet univers, une administration décide qu’il n’y aura qu’une seule façon correcte de parler. Ce n’est pas une idée que j’ai eue en regardant le plafond : elle a une histoire, elle a des noms, et elle s’est appliquée ici. Une langue qu’on a interdite pour de vrai dit cette chose-là mieux que n’importe quel idiome fabriqué pour l’occasion.

Et le breton a exactement le grain qu’il faut : rugueux, guttural, tenu par des gens têtus.

Ce que je cherche

Un rôle, pas une tâche. Je ne cherche pas un traducteur à la ligne. Je cherche quelqu’un que l’idée amuse et qui a envie de tenir une place dans un monde : devenir la plume clandestine de la résistance.

Concrètement, ça peut être :

  • écrire ou reprendre des textes courts en breton — des messages de quelques lignes, pas des romans ;
  • me dire quand ce que je fais sonne faux ;
  • trancher des choses que je ne peux pas trancher seul : quel registre, quel niveau de langue, ce qu’un Renégat dirait vraiment.

Le rythme est le vôtre. Un texte par mois, ou trois d’un coup et plus rien pendant six semaines : ça n’a aucune importance, l’univers n’a pas d’échéance.

Ce que je ne cache pas

Ce n’est pas payé. Le projet est gratuit, n’a aucun revenu et n’en cherche pas. Je ne vais pas prétendre le contraire pour rendre la proposition plus jolie.

Vous serez crédité, à la hauteur que vous voulez — nom, pseudonyme, ou rien du tout si vous préférez.

Une partie de cet univers est produite par des machines : la radio est entièrement de synthèse, une partie des textes et des images aussi. C’est dit en détail sur la page transparence, et je préfère que vous l’appreniez ici plutôt qu’après.

⚠️ Le breton, lui, en sera exclu. C’est la condition de départ, et elle ne se négociera pas : c’est précisément parce que je refuse de générer du breton que je cherche quelqu’un.

Ce à quoi vous entrez

L’univers tourne. Ce n’est pas un projet à venir.

  • La radio diffuse en continu, avec ses émissions et ses animatrices.
  • Les communiqués de la Rectitude partent tout seuls chaque jour sur les réseaux.
  • Le lore compte des factions, une chronologie, des langues, des lieux.

Ouest-France en a parlé le 10 août 2026, sous un titre qui disait déjà l’essentiel : un monde dystopique, et quelqu’un qui cherche un brittophone.

Écrivez-moi

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Même si c’est pour me dire que l’idée est bancale. Surtout, en fait.

Et si vous connaissez quelqu’un plutôt que d’être ce quelqu’un : transmettre suffit. Ça n’a besoin que d’une bonne rencontre.


Olivier Bareau — Scaër (29). En savoir plus sur le projet.